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Politique Etrangère

et Défense Nationale

Fin

Outre l’alimentaire, le sanitaire et l’énergie, il s’agit de revenir sur toute la destruction des filières de productions qui a été organisée par les pouvoirs successifs durant ces 50 dernières années. Filières textile, métallurgique, manufacturière, etc. Exit Alcatel, Thomson, Bull, etc.

Perdurent malgré tout les industries chimiques, agroalimentaires, automobiles, vinicoles, quelques grands acteurs comme Airbus, Ariane Espace ou Thalès, la production d’armements et l’industrie du luxe. La production agricole se maintient grâce à la PAC.

Enfin pour avoir une vue générale plus précise sur notre autonomie potentielle, voici des chiffres plus parlants :

La dette extérieure s’élevait en 2017 à 20,1 % du PIB soit 461,5 Milliards d’€ et la dette des entreprises dépassait les 4 000 Milliards d’€ à la mi 2018 (voir chapitre Financement du programme)

Un pays qui ne produit rien sur son sol ne peut prétendre à l’autonomie. Mais aussi, un pays qui ne produit rien sur son sol n’a rien à vendre. Et un pays qui n’a rien à vendre ne peut rien négocier.

Pourtant, c’est la voie que nous ont tracé nos dirigeants depuis 50 ans à coup de délocalisations, d’ouverture des frontières, de communauté européenne et de mondialisation.

Nous sommes en guerre

Vu au travers de nos livres d’histoire, on voudrait nous faire croire que l’époque des guerres est révolue, que ces cauchemars appartiennent au siècle dernier et que tout va mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant, depuis la fin de la guerre du Vietnam, dernière guerre "occidentalement" médiatisée, jamais le nombre de conflits n’a été aussi grand. Les morts s’accumulent de façon exponentielle et, comme disait Sarkozy au sujet des grèves : "il suffit de ne pas en parler pour qu’elles n’existent pas". Ce comble du cynisme social atteint des sommets quand il s’applique aux massacres récurrents qui se multiplient sur la planète.

Nous sommes donc en guerre et comme nous le savons tous, toute guerre n’éclate que pour des raisons économiques.

D’aucuns diront que la croissance de la population mondiale conjuguée à la raréfaction des ressources sont des raisons suffisantes pour, sinon justifier, expliquer les malheurs croissants du monde. Ainsi, les Hommes, malgré les progrès techniques, les performances agricoles, le génie humain, seraient, d’après ces fatalistes, voués à s’entre-tuer jusqu’à la fin des temps.

Incriminer la raréfaction des ressources et la croissance de la population mondiale est une vision mécaniste des problèmes.

L’interdépendance exacerbée par la mondialisation des échanges se révèle être la cause principale de cet état de guerre permanent car pratiquement plus aucun pays ne se suffit à lui-même et doit se ménager des "influences" qui lui sont devenues vitales. Comme indiqué précédemment : Réduire ses dépendances envers les autres doit être le premier axe d’une politique internationale raisonnée.

En effet, dans l’absolu, un pays totalement autonome, n’ayant aucun besoin extérieur pour assurer la vie de sa population, n’aurait aucune raison d’engager un conflit avec ses voisins et ses voisins, dans la même situation, n’auraient eux non plus aucun intérêt à vouloir en découdre.

Évidemment, l’autarcie totale n’est pas possible et même n’est pas souhaitable mais cette figure d’exemple offre une piste pour désamorcer la genèse des conflits.

La raréfaction des ressources et la croissance de la population mondiale sont désormais le diptyque qui, même dans les cercles ultralibéraux, oriente les réflexions vers des thèses décroissantes.

Mais il y a décroissance et décroissance.

Parlant de décroissance, il n’est pas question ici de la décroissance prônée par les survivalistes misant sur l’autonomie vue uniquement par le biais d’une autarcie alimentaire et énergétique. Ces fantasmes de retour inconditionnel à la terre impliquent un repli sociétal qui nie les multitudes urbaines, qui renonce aux développements technologiques et qui consacre par conséquent et en creux les options populicides des pires ultralibéraux. De ce renoncement maniaco-dépressif, il n’est pas question ici.

Ni de la décroissance évoquée par certains Docteurs Folamour qui envisagent, au prix de tous les sacrifices (sauf le leur), de réduire la population mondiale. Dénué de toute imagination, aucun de ces influenceurs ultralibéraux n’envisage de rompre avec le système.

La seule décroissance dont il peut être question est de réduire les interdépendances des économies mondiales, seule stratégie qui permettrait de renouer avec une gestion humaine et écologique rationnelle au niveau planétaire.

Mais pour ceux qui actuellement dirigent le monde, non, rien ne doit changer, et pour que les chemises blanches des banquiers traders restent blanches immaculées, ceux-là voudront coûte que coûte maintenir leur grand monopoly mondial même au prix de tous les sangs.